SOS Hémopathies malignes

>>A cœur ouvert avec le Dr Ludovic ANANI, Professeur Agrégé d’Hématologie à la Faculté des Sciences de la Santé à Cotonou

« Améliorer la prise en charge médicale et sociale des personnes atteintes du cancer du sang... »

Pour une première, il sera organisé au Bénin, le 4ème congrès Africain Francophone d’Hématologie et de Transfusion Sanguine en association avec la Société Africaine Francophone d’Hématologie (SAFHEMA), le Réseau Africain Francophone de Transfusion Sanguine (RAFTS) et l’ONG Béninois « SOS HEMOPATHIES MALIGNES ».

Le Dr Ludovic ANANI, membre du CUMAS et du Comité Scientifique des Maladies de Sang en fonction au Centre National Hospitalier et Universitaire de Cotonou s’est prêté aux préoccupations de votre journal « Emergence Info » en rapport à ce Congrès Africain des 21,22 et 23 Novembre 2007 à Cotonou.

EMERGENCE INFO : POURQUOI AVEZ VOUS CHOSI LE BENIN POUR ORGANISER LE 4ème CONGRES ? ET QUEL EST L’UTILITE DE CE CONGRES ?

Ludovic ANANI : Le IVème Congrès Africain Francophone d’Hématologie et de Transfusion Sanguine est organisé à Cotonou au Bénin sur la demande de la Société Africaine Francophone d’Hématologie (SAFHEMA). Il est conjointement organisé par le Réseau Africain Francophone de Transfusion Sanguine (RAFTS) et l’ONG béninois « SOS Hémopathies Malignes ».Les objectifs de cette organisation se résument comme suit : faire connaître davantage les cancers du sang dans le milieu africain ; Améliorer la prise en charge médicale et sociale des personnes atteintes d’hémopathies malignes dans le cadre d’un partenariat sud-sud et nord-sud ; Promouvoir la formation de spécialistes médicaux et paramédicaux en Oncologie. Ce congrès constitue un cadre idéal pour une formation post-universitaire des médecins spécialistes ou non.

QUEL EST LE THEME CHOISI POUR CETTE ANNEE ? ET QUELLES SONT LES DISPOSITIONS PRISES POUR LE BON DEROULEMENT DE CE CONGRES ?

Le thème de ce IVème Congrès Africain d’Hématologie et de Transfusion Sanguine est : « hémopathies malignes lymphoïdes ; utilisation rationnelle du sang : quelle possibilité pour l’Afrique ? Une communication est déjà introduite conjointement par les Ministres de la Santé et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en Conseil des Ministres ; le Comité d’organisation et le Comité Scientifique sont déjà à pied d’œuvre ; la 1ère annonce est déjà lancée et les collègues commencent à réagir.La logistique se met progressivement en place.Le IVème Congrès de la SAFHEMA se fera sous le parrainage de la Société Française d’Hématologie.

AVEZ VOUS DES PARTENAIRES DANS LE CADRE DE VOS ACTIVITES ET QUEL EST L’ETAPE ACTUELLE DE VOS PARTENARIATS ?

Au plan Scientifique nous avons déjà évoqué nos partenaires. Au plan des appuis financiers et matériels nous avons de nombreux partenaires dont certains s’annoncent déjà. Nous vous ferons un point exhaustif au moment opportun.

QUELS SONT LES MOYENS DONT VOUS DISPOSEZ POUR LUTTER CONTRE CE MAL ? ET COMMENT PENSEZ VOUS MENER CETTE LUTTE ?

Pour le moment au Bénin et d’une manière générale en Afrique, Le Bénin est démuni pour prendre correctement en charge ces maladies malignes du sang alors que des progrès sont réalisés dans ce domaine à travers le monde occidental. Un des objectifs du congrès est justement de créer un cadre de collaboration sud-sud et Nord-sud pour pouvoir faire face à ces hémopathies malignes dans nos conditions de travail eu égard au plateau technique important dont nous manquons et qui est nécessaire pour leur prise en charge correcte. Par ailleurs, d’une manière globale les compétences humaines existent localement mais les conditions de travail ne leur permettent pas de s’exprimer.

QUELLE EST LA PART DE RESPONSABILITE DU GOUVERNEMENT ?

L’Etat devrait promouvoir la formation de spécialistes en hématologie et cancérologie ; créer de meilleures conditions de travail aux spécialistes et la formation post-universitaire des médecins généralistes de manière à renforcer la capacité de diagnostic précoce en périphérie et la prise en charge effective et efficiente des malades détectés ne serait-ce qu’au niveau des CHD et des Hôpitaux universitaires.

Réalisation Auxence SALANON


Site développé sous SPIP 1.9.2e
RSS